Indésirable toxique

Parfois je me demande si tu me suis. Parfois, je me demande si tu fouines encore dans ma vie. Cette sensation désagréable que j’ai eue lorsque j’ai vu toutes ces photos de moi, mon quotidien, mes enfants entre tes mains…Comme si en publiant ma vie sur le web, je n’avais jamais envisagé que ça puisse arriver. Pourtant, l’idée m’avait déjà traversé l’esprit. Y penser c’est une chose, le vivre, c’en est une autre. Je n’avais jamais envisagé de me mettre à dos une Sherlock Holmes aussi douée que moi. Tu savais ma vie au complet. Je ne blâmerai personne d’autre que moi, puisque j’ai ouvert moi même une grande fenêtre sur ma vie en ayant un blogue. J’ai ouvert une faille sur mes sentiments, un point faible qui t’a permis de frapper fort, à grand coup. Direct où ça faisait mal.

J’ai un goût amer dans la bouche quand j’y repense. Nos regards qui s’échangent. Dur de savoir réellement si tu étais de mon côté ou non. Bref, j’essaie de tourner la page, enfin, même décrire un nouveau livre dans ma vie, pour oublier. Chaque mot, chaque photo que je prends cachent une peur, un doute que tu sois encore là à m’espionner. À regarder si tu as encore quelque chose à détruire. Quelque chose à te mettre sous la dent, pour nourrir ton insaisissable besoin de vengeance. Te venger de quoi, au fait?

La peur est paralysante, à tout coup. J’ai tellement vécu dans une coquille pendant plusieurs années après une relation malsaine et douloureuse ado. Que lorsque je me découvre enfin au travers de texte, de citation, de réflexion, pouf, tout s’écroule. Je ne te le cacherais pas. J’y ai pensé à fermer le blogue. Ouain, vraiment. À cause de toi, entre autres. J’ai senti un besoin de resserrer la vis, de fermer l’ouverture, de rester caché. Caché creux, où personne ne saurait même mon nom. Changer de vie c’est facile. Affronter ses problèmes, regarder ses peurs en face c’est autre chose. Je n’étais pas prête pantoute à y faire face. J’ai pris mon temps, j’ai paranoïé bien comme il faut, et je m’assume. J’ai pris du temps pour moi, pour ma famille. J’ai reculé d’un pas. Puis j’ai sauté. Sauté dans le vide, sans savoir, sans réfléchir à ma chute. Ça a fait du bien. C’est juste fou. T’oublier avant de cliquer sur publier me redonne le goût de travailler fort pour ce que j’aime vraiment. La peur est toujours là, elle le saura toujours, je pense. J’essai fort de pratiquer le #menkalisse de Mélissa, mais je te l’avoue, tu gâches souvent mon élan.

L’important c’est que j’essaie. J’essaie de prendre soin de moi, de vivre de ma passion. J’aime écrire, j’en mange. J’aime découvrir, connaître, apprendre. Je veux partager mon opinion sur divers sujet, connaître les gens autour de moi, faire des heureux, renseigner les gens. Tout ça, par ma plume. Est-ce que je rêve en couleur? Peut-être.  Mais chose certaine, c’est que tu n’as pas assez d’importance dans ma vie pour que je te laisse écraser mon envie. Défaire mon rêve à grand coup de masse, et me paralyser dans la peur. No way.

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