Quand tu as un petit opposant à la maison; PARTI 2

Alors, quelques mois après avoir écrit le texte quand tu as un petit opposant à la maison, c’est aujourd’hui, à 23h26 #maréalité que je décide d’écrire la suite de l’aventure qu’est, d’être maman d’un enfant à besoins particuliers, slash, intense.

Bilan

donc, 7 mois se sont écoulé depuis mon premier texte. 7 mois, difficiles, où j’ai beaucoup pleuré, pensé, réfléchi et encore pleuré, je pense. Oui, j’étais enceinte tout l’été, on ne se cachera pas que côté hormone ça n’a clairement pas aidé. Mais, tout le monde nous l’on gentiment fait remarqué depuis plusieurs mois, notre fils, il est pas du monde la plupart du temps. C’est un bon petit garçon selon moi à la base. Il est drôle, enjoué…. Mais c’est qu’il ne le sait pas! Il est devenu tellement négatif, agressif, colérique avec la nouvelle molécule…. Même si je suis la seule avec papa à penser que c’est à cause de cette maudite molécule qu’il agit ainsi.

L’été

J’ai laissé passer l’été, me disant que du repos, une routine beaucoup moins exigeante, lui ferait le plus grand bien. Je pense que je m’étais clairement mis un doigt dans l’oeil, ou la tête dans le sable, selon vos goûts. Jake m’a fait vivre un été d’enfer. Rien de moins. Plusieurs crises par jours, du bacon, et pas du Lafleur, il a fait mal plusieurs fois à son frère et sa soeur, en plus de briser une panoplie d’affaires en se levant à 4h30 le matin en douce. Il est même arrivé que quelques fois, j’aie regardé mon chum en me demandant sérieusement quoi faire, de tout ça. Tsé quand tu pognes le bout là? Puis l’école est recommencée.

Dieu merci, septembre!

Je ne fais pas pantoute partie du style de parent qui célèbre à la blague la rentrée scolaire avec le champagne. Mes enfants, aussi demandant soient-ils, ne sont pas une corvée pour moi. Je les aime et je n’ai pas besoin de mon vin chaque soir pour passer au travers de ma semaine, je l’ai souvent dit haut et fort. Mais.

Parce que moi aussi, j’ai un mais.

J’étais soulagé que Jake retourne à l’école. J’étais fatigué des batailles, des astinages, de voir le visage grafigné au sang de son frère. De le ramasser, avec ma bedaine de 30 semaines passées, par terre comme une crêpe. De son bordel de papiers déchiquetés, de choses brisés, de jouet qui traîne, de lui qui refuse de TOUT faire… Est-ce qu’on peut se sentir plus coupable que ça, vous pensez? Je vous assure que non.

Encore et encore.

Puis, son comportement ne s’est pas vraiment amélioré, je dirais. On a dû faire des changements, s’adapter. À l’école, on me décrivait un petit homme en manque de motivation, bougon, triste, malheureux. Ça été l’élément déclencheur. Mon fils qui avait toujours débordé de joie de vivre, ne pouvait simplement pas, être triste à l’école, tous.les.jours. Impossible que je laisse ça passer. Nous avons donc, il y a 3 semaines, entamé un changement de médication. De molécule. Comme Jake à une dysgénésie du corps calleux, donc un handicap et pas seulement un TDAH normal, on ne peut pas lui donner n’importe quoi, n’importe comment. Nous avons donc convenu de changer pour le concerta, d’essayer. Biphentin n’ayant pas été un succès, ni vyvance, c’était une autre option envisageable.*

Donc…

Il en est à sa troisième journée demain, de concerta. Nous avons diminué les doses petit à petit de vyvance, pour éviter un sevrage d’un coup. Je vois une petite différence, ou c’est ma tête qui espère trop, peut-être. À suivre… *Demandez toujours l’avis d’un medecin

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