Un samedi chez Costco

J’ai eu l’idée de ce texte je dois vous l’avouer, en lisant une publication sur un groupe facebook dont je suis membre; les accros du costco. J’adore ce super-centre, je ne pourrais pas m’en passer. Mais, êtes-vous comme moi? Un peu découragée et anxieuse d’y aller chaque fois?

Premièrement, Costco c’est le seul endroit où aller acheter une poche de lait te coûtera 350$. Impossible de ne pas ramasser trois quatre choses en passant, qui, en format jumbo, coûtent inévitablement 5x fois le prix de l’épicerie.

C’est des deals, c’est évident! T’en as beaucoup plus pour ton argent. Mais sur le coup, ça te coûte quand même 350$. Ce qui me plait par dessus tout, c’est qu’en achetant en grosse quantité, la fréquence des achats est vraiment espacée. Parfois (souvent) si tu calcules, le rabais que t’offre Costco revient pratiquement au même que chez Walmart par unité, mais, avoir 4L de vinaigrette, ou 500 brassées de Tide, c’est pratique quand tu ne veux pas en racheter toutes les semaines.

mon achat favoris chez Costco pour les petits!

Ma partie angoissante avec le Costco c’est l’achalandage. N’y voyez pas du tout un texte de chialage, parce qu’au font, j’ai juste à y aller le lundi ou mardi soir pour avoir la paix. Mais on dirait que la fin de semaine c’est comme un aimant, on a toujours le goût d’aller dépenser l’équivalent de notre hypothèque en pyjamas Peckel et le poids de nos enfants en steak haché.

J’arrive dans le stationnement. Mon dieu. Les gens, l’anarchie complet, me dépassent, me coupent en bon jargon québécois, pour avoir la place de parking la plus proche. Je me dépêche de suivre Sylvie et Alain, fin quarantaine, qui font leur épicerie saine chez Costco chaque 2e samedi du mois. Leur panier est full, mais ça me semble raisonnable comme package, je les suis en espérant qu’ils ne sont pas parkés  trop loin. Alain, il sait toujours il est où son char, je le vois dans ses traits, c’est un monsieur organisé. Il ouvre le coffre de sa Honda CRV, et là, le fun commence. Sylvie ne veut pas qu’il empile toute de même. Parce qu’elle s’en va chez De serres après pis faut de la place. Alain et elle se font un plan tel tetris pour pacter leur coffre, tandis que ma marmaille s’est toute détachée et me crie dans les oreilles pour débarquer parce que je suis arrêtée. Après quelques minutes, ils finissent enfin. J’ai huit personnes qui sont passées autour de moi, qui ont attendu pour essayer de me voler ma place, tsé, c’était pas clair que je l’attendais vraiment au fond, arrêtée en plein milieu, derrière un auto qui s’en va, avec mon flasher. je me park enfin.

Pendant que je sors ma marmaille en feu, que je les contiens pour pas qu’ils se sauvent comme des poules pas de tête, j’ai bien entendu 2 personnes frustrées qui attendent ma place en pensant que je m’en vas. Quand ils réalisent que j’arrive, j’ai droit à des regards meurtriés. Tsé, c’était pas clair mon affaire. Après avoir bravé le parking, avec mes trois enfants, j’entre enfin. On prend 2 paniers, parce que laisser les enfants marcher dans le Costco un samedi pm, c’est du suicide. Pour nous, de les surveiller, mais aussi de surveiller tous les autres, qui ne regardent pas où ils vont et qu’ils frappent avec leur panier mes enfants, c’est compliqué. ”ils dépassaient!” (et oui c’est une vraie réponse que j’ai eu).

source photo La Presse (le Soleil)

Bref, on commence. On magasine, on se sent toujours un peu coupable d’arrêter dans une allée, pour regarder parce qu’il y a un coureur olympique en arrière de moi qui me rentre deux fois dans le derrière des chevilles.

Je finis par faire le tour, peser les pour et les contres d’acheter 5 kilos de beurre de peanut, finalement j’essais de me diriger vers les caisses. Et là, parce que c’est moi qui veux partir, j’ai Pauline et Auguste qui rencontrent Johanne et Paul, leur voisin de camping Beau Soleil. En plein milieu de l’allée leur panier plein, eux aussi en plein milieu. Oublie ça, ils sont stationnés là pour un moment.

  • Hey, te souviens-tu de chose là, le frère de l’autre au camping, Y’a perdu sa job. Bin oui toé, de même.
  • Bin oui je m’en souviens, ah ouuiiin!
  • Pis t’habites tu encore à même place là?
  • Bin oui….
  • Pis asti de printemps qu’on a là, hein? Criss de Québec, encore d’la neige, au mois d’avril toé!
  • Bin oui. Si ça continue comme ça on va en avoir en juin au camping…..

Y’a moi. La ptite mère de 5p5 avec son panier de 150lbs et deux enfants beurrés de dégustations de smarties, qui attend en arrière. Je peux juste pas passer, il y a trois paniers en arrière de moi, et eux, en avant. Évidement, ils sont enlignés avec un des 4 piliers du magasin. Fac je suis là, à attendre, à me faire pousser dans les chevilles, crier dans les oreilles, et beurrer de chocolat.

Malgré tout ça, j’adore cet endroit. La variété… la possibilité de tester de nouveaux produits qui en valent la peine. 24 crayons sharpies pour 18,99$ (n’accourez pas en vitesse chez Costco, c’était il y a quelques années). Les employés. WOW. Même s’il y a 3-4 mères qui défont les immenses piles de pyjamas, de shorts ou de robes à la recherche de l’étiquette bleu, 2T (jaune? Je ne sais plus). Les employés sont toujours là, paisibles à le replier sans dire un mot. Une patience d’or. Même si parfois c’est dans leurs faces en plus, qu’elles défont la pile. Les caisses. Je pense, que je n’ai jamais au grand jamais été témoin d’une erreur à la caisse au Costco. Ça coule, c’est fluide et malgré les immenses line up, ça va toujours vite. En plus, la madame à la sortie, fait toujours un bonhomme sur ma facture à la demande de ma fille.

J’aime ça chialer tsé. Mais je ne m’en passerais pas. Et vous?

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